1,8 hectare c’est à peine deux terrains de football et demi.
C’est pourtant sur cette minuscule parcelle que s’est construite l’une des légendes les plus puissantes de l’histoire du vin.
Entre enchères acharnées, secrets bien gardés, décisions radicales et quête absolue de perfection, la Romanée-Conti est devenue bien plus qu’un vin : une légende mondialement convoitée.
Bienvenue dans l’épisode 2 des Chroniques Vermillon.
« Le vin issu de ce petit carré de terre était déja qualifié « d’inégalé », « sans rival », « le sommet du Pinot Noir ». »
Avant même de devenir un mythe, la Romanée-Conti est d’abord un lieu.
Dès le début du XVIIIᵉ siècle, les connaisseurs bourguignons reconnaissent ce climat comme exceptionnel. On décrit alors un sol brun-calcaire rare, parfaitement drainant, une pente idéale, une exposition millimétrée à l’est, et un microclimat idéal pour le Pinot Noir.
Le vin issu de ce petit carré de terre est déjà qualifié d’ « inégalé », « sans rival », « le sommet du Pinot Noir ».
En 1760, Louis-François de Bourbon, prince de Conti, décide que cette parcelle doit être sienne. Il entre dans une enchère publique, face à sa rivale historique : Madame de Pompadour, favorite du roi Louis XV.
Il va tout faire pour gagner, et il réussira. Il décide alors de réserver toute la production à sa seule consommation. Aucune vente. Aucune bouteille en circulation. Juste un vin mythique dont on parle, mais qu’on ne goûte jamais.
Le mystère grandit, le prestige explose, et le nom “Romanée-Conti” devient une obsession.
Puis, la Révolution confisque les biens du Prince. La parcelle passe de main en main, change de propriétaires, traverse les guerres, les crises, les gelées, les maladies. Mais jamais sa réputation n’est entachée.
En 1942, la famille de Villaine devient copropriétaire du domaine.
Mais c’est dans les années 1970, lorsque Aubert de Villaine en prend la direction, que la Romanée-Conti entre dans une nouvelle ère.
Aubert de Villaine impose une philosophie simple, mais révolutionnaire à l’époque : Zéro compromis. Jamais.
L’objectif d’Aubert de Villaine est de préserver ce terroir unique, coûte que coûte, et maintenir le vin au niveau du mythe qu’il est devenu.
La Romanée-Conti, c’est aujourd’hui 4 000 à 6 000 bouteilles par an, selon les millésimes, entièrement vendues en allocation, avant la mise sur le marché.
Le Domaine de la Romanée-Conti possède le monopole de sa parcelle éponyme, ce qui signifie une seule interprétation du terroir, une seule vision, une seule main aux commandes.
Ce n’est plus un vin.
C’est un héritage.
Un symbole culturel.
Un objet d’art et d’histoire.
La Romanée-Conti est bien sûr exceptionnelle dans le verre.
Mais sa légende s’est construite ailleurs :
C’est la preuve ultime que la magie du vin ne vient pas seulement de la technique, mais de la manière dont on incarne son histoire.
Le vin séduit le palais, l’histoire captive l’âme.
Les Chroniques Vermillon
Un regard neuf
sur le marketing du vin
Une approche humaine
et sur-mesure
Une expertise stratégique basée sur
une connaissance approfondie du marché
Un accompagnement complet pour
donner à votre vin l'image qu'il mérite